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Vacances et médication: pourquoi pas?

Par le 7 juillet, 2013

Depuis presque deux semaines, les enfants du Québec sont en congé pour le reste de l’été. Casse-tête pour les uns, bonheur pour les autres, une chose est certaine, changer de routine, changer d’air, s’ennuyer un peu de ses amis,  de ses repères ou tout simplement, ça fait toujours du bien, aux petits comme aux plus grands.  Manger mieux, dormir et bouger plus, pourquoi pas?  Ce ne que je ne comprends pas, c’est les parents qui arrêtent la médication de leur(S) enfant(s) pendant les vacances…

Sans parler de tous les autres parents (et adultes) qui se permettent de juger, de critiquer, de s’inventer professionnels de la santé et du comportement humain… Pff!!!

Je ne suis plus capable!

Prenons l’exemple d’un enfant diabétique qui doit prendre de l’insuline à tous les jours, plusieurs fois par jour.  Auriez-vous l’idée de le priver de son médicament parce que c’est l’été, qu’il fait beau et chaud et qu’au nom de je ne sais quelle psycho-pop-tendance, on fait une petite cure zéro médicament?

Ou encore, on prive une personne qui a besoin de lunettes (je sais, cet exemple là est moins original!) pour l’été, lui donnant comme explication que ses yeux ont besoin d’une pause, que ça va lui faire du bien, que ce n’est pas important si elle ne voit pas ou pas bien, qu’elle a juste à se forcer?

Et à un cardiaque, on lui enlève ses pilules? À une personne à la mobilité réduite, son fauteuil ou ses orthèses? À un malentendant, ses prothèses auditives?  Le tout avec un air supérieur de celui qui sait? Au nom de qui? De quoi?

NON!

 Vacances et médication: pourquoi pas?

Pourquoi un enfant aurait besoin d’une pause l’été? Aurions-nous l’idée de priver une personne de ses lunettes ou de ses pilules pour son coeur parce que c’est le temps des vacances?

Alors, pourquoi certains décident d’arrêter la médication de leurs enfants (ou même ceux des autres) l’été?

Arrêtez-moi vos études à la noix, vos jugements et vos préjugés, ça va faire!

Et, quand un enfant a un TDA ou un TDAH ou une autre problématique pour laquelle des spécialistes, après plusieurs rendez-vous et surtout de nombreuses mesures mises en place pour aider l’enfant sans le médicamenter arrivent à la conclusion qu’il devra en prendre, bien ce n’est pas un luxe ni une option!

Ni seulement pour les jours d’école.

Et pour ceux qui n’ont pas d’enfants différents et qui auraient tendance à juger, sachez que les enfants qui prennent du Concerta, du Ritalin, de l’Adderal et du Biphentin (pour nommer que ceux-là) n’ont pas (automatiquement):

  • de problème de volonté comme dans « il est paresseux »
  • de problème d’encadrement comme  dans « ses parents ne s’en occupent pas assez bien« .
  • de carences familiales, affectives et sociales comme dans « c’est parce que ses parents boivent, qu’ils sont sur le B.S, etc. »
  • de famille dysfonctionnelle comme dans « son père frappe sa mère, sa mère couche avec tous les mecs du coin, etc. »
  • de manque d’activité sportive ou de loisir comme dans « s’il faisait plus de sport à l’école, il serait plus attentif!« .
  • d’alimentation sucrée et exclusivement des chaînes rapides comme dans « s’il mangeait moins de chocolat et de sucres raffinés… ».
  • des parents moutons qui suivent les compagnies pharmaceutiques comme  dans  »ses parents n’ont pas de colonne ».
  • des problèmes de jeux ou d‘attention comme dans « de nos jours, les enfants ne savent plus jouer, ils manquent d’attention, etc. »
  • de problème de discipline comme dans s’il avait des règles claires, il les écouterait, il m’écouterait ».
  • de problème d‘identité comme dans « les écoles décident pour les parents si les enfants doivent médicamentés ou pas ».*

Ha!  Pis, tant qu’à y être, demandez à tous les enfants qui prennent des médicaments, à tous leurs parents, à tous les adultes qui les entourent s’ils voient une différence quand ils sont médicamentés ou pas?

Questionnez-les sur l’estime de soi qui revient peu à peu, sur les apprentissages qui deviennent plus faciles, sur la normalité qui leur fait de l’oeil et vous saurez!

Alors, de grâce, arrêtez de juger.  Et si vous voulez aider, un petit plat maison ou un répit d’une soirée sera mille fois plus utile aux parents!

 Je sais de quoi je parle, je suis un de ces parents, deux fois plutôt qu’une.
Et honnêtement, je me questionne. Comme c’est souvent génétique,
peut-être que moi aussi j’ai un TDAH…

* Tous les exemples cités ont été lus et/ou entendus…

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