Montréal – Bilan avant de vous prier d’aller voter

Par le 1 novembre, 2013

Nous y voilà enfin, presque du moins. Dans deux jours, les électeurs de 1103 municipalité seront appelés aux urnes pour cet important exercice démocratique. À Montréal, on parle d’élections déterminantes pour l’avenir de la métropole. Quelques pistes de réflexion à votre attention pour vous permettre de faire un choix éclairé, ou pas, dimanche le 3 novembre prochain.

Je commencerai pour vous implorer, s’il vous plait, « please », d’aller voter dimanche. Que vous résidiez à Brossard, Lachute, Rawdon ou Montréal, rappelez-vous que ces personnes que nous choisirons tous collectivement dimanche ne gèrent pas qu’une ville, mais bien notre argent en premier lieu ! La juge Charbonneau vous le rappellerait si elle le pouvait, on ne voit que trop bien ce qui se produit quand on fait trop facilement confiance, quand on ne se préoccupe pas de nos gestionnaires. Et la meilleure façon de reprendre le contrôle de nos municipalités, c’est encore d’aller voter ! Donc SVP, un petit effort, un tout petit, histoire de battre ce rachitique taux de participation de 45% aux élections municipales de 2009.

Maintenant, pour qui voter ? Je ne peux répondre pour l’ensemble des municipalités québécoises. Même à Montréal, je ne me permettrais pas de vous dire quoi faire. Le choix vous appartient entièrement et c’est la beauté de la démocratie. Mais comme je souhaite favoriser un vote qui soit le plus éclairé possible, je vous offre ces quelques commentaires sur les quatre principaux candidats à la mairie de Montréal, présentés bien sûr en ordre alphabétique.

 Montréal – Bilan avant de vous prier d’aller voter

Joly, Coderre, Bergeron et Côté attendent impatiemment le résultat. (Source : lestudio1.blogspot.com)

Richard Bergeron, Projet Montréal

L’homme a créé un parti à partir de rien du tout et est présent sur la scène politique montréalaise depuis 2005. Il est sans conteste celui qui connaît le mieux les enjeux de la métropole. Docteur en urbanisme, on peut être pour ou contre ses politiques « vertes » qui font la vie dure à l’automobile, reste que sa formation a des convictions bien établies, une vision claire pour Montréal. Il se présente comme le champion de l’intégrité et possède le courage politique pour formuler des idées et proposer des solutions concrètes, chose rare à Montréal.

Denis Coderre, Équipe Denis Coderre

L’ex-député et ministre libéral a fait le grand saut à Montréal et ce n’est certainement pas pour finir en 2e place. Favori des sondages, il capte l’attention partout où il passe et maitrise la politique comme aucun de ses adversaires. Outre son concept de « ville intelligente » et d’accès Internet dans le métro, je peine toutefois à identifier une vision pour Montréal, un projet rassembleur. Certains le taxent d’opportunisme politique en dépit de sa passion pour la ville. Toutefois, là où ça passe moins bien, c’est dans l’équipe qu’il a rassemblée derrière lui. Une vingtaine d’élus d’Union Montréal, le parti des Tremblay et Zampino, qui amènent avec eux un lourd bagage. On a vu les conséquences que cela pouvait avoir cette semaine avec la démission forcée de Robert Zambito. Je remets pas en question l’intégrité du favori, mais disons que son élection probable ne me permet pas d’entrevoir le grand changement que souhaitent beaucoup de Montréalais.

Marcel Côté, Coalition Montréal Marcel Côté

Celui pour qui Louise Harel s’est effacée porte en lui de nombreuses qualités de gestionnaire, un domaine dans lequel il possède une riche expérience. C’est également un passionné de culture qui sait que celle-ci doit être soutenue pour permettre à Montréal de rayonner sur la scène internationale. L’homme souhaite se mettre au service de sa ville pour donner le nécessaire coup de barre dont la métropole a besoin. Malgré tout ses atouts, il demeure néanmoins méconnu des électeurs et ça paraît dans les sondages. L’épisode des appels automatisés lui a aussi causé un grand tort. Si sa compétence et son aptitude à gérer efficacement Montréal sautent aux yeux, sa capacité de séduire fait défaut. Les Montréalais gagneraient à connaître davantage ce candidat qui n’a pas eu l’occasion de se faire entendre de tous.

Mélanie Joly, Le vrai changement pour Montréal – Groupe Mélanie Joly

Je l’ai déjà dit sur cette tribune, Mélanie Joly est la surprise de cette campagne et son pari est en soit déjà gagné. Comme la plupart des commentateurs, j’avais d’énormes doutes il y a quelques semaines, mais la plus jeune candidate et seule femme dans la course a su brouiller les cartes. Tellement qu’elle pointait dans le dernier sondage au deuxième rang derrière le favori Coderre. Elle s’est très bien tirée d’affaires dans les différents débats et les électeurs semblent avoir remarqué. Vrai que son programme manque d’étoffe, mais les idées avancées n’en sont pas moins intéressantes. Elle a su mettre au centre de sa campagne l’intégrité, les transports collectifs, l’urbanisme et la vie citoyenne, toutes des priorités pour les Montréalais. Si on peut avoir des doutes sur la profondeur et la solidité de son équipe, Mélanie Joly a su prouver qu’elle a de l’aplomb et qu’on doit la prendre au sérieux. Mais de là à devenir mairesse de Montréal à 34 ans ? La jeune femme gagnerait à peaufiner sa stratégie en vu d’une prochaine candidature en 2017. Reste qu’elle a prouvé que la jeunesse avait encore sa place en politique.

Voilà chers lecteurs, le choix est maintenant entre vos mains. À condition d’aller voter le 3 novembre… En terminant, y a-t-il un candidat qui vous inspire davantage à Montréal ? Et irez-vous voter dimanche ?

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