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Médecine – Parkinson : la protéine responsable identifiée?

Par le 6 décembre, 2013

 Médecine   Parkinson : la protéine responsable identifiée?

L’injection d’une protéine dans le cerveau de souris déclenche à elle seule la neurodégénérescence associée au parkinson, ont montré des scientifiques français et espagnols.

Le Dr Benjamin Dehay de l’Institut des maladies neurodégénératives de Bordeaux et ses collègues pensent ainsi que cette protéine présente sous la forme d’agrégats dans le cerveau des personnes atteintes de parkinson est capable, à elle seule, de déclencher et de propager la maladie.

Cette protéine, l’a-synucléine, est naturellement présente chez les sujets sains, mais pas sous sa forme agrégée. Cette forme était déjà soupçonnée de jouer un certain rôle dans l’apparition de la maladie puisqu’on la trouve en grande quantité dans des amas protéiques typiques de la pathologie, mais aussi parce que dans les formes familiales de la maladie, le gène muté est celui codant pour cette protéine.

D’autres recherches ont aussi montré que l’a-synucléine agrégée est toxique pour les neurones.

Les travaux

Dans un premier temps, les chercheurs ont prélevé de l’a-synucléine dans le cerveau de personnes décédées qui avaient donné leur corps à la science.

Les protéines obtenues, purifiées, ont ensuite été injectées dans le striatum de souris et de macaques. Cette région du cerveau est le siège de la maladie de la maladie de Parkinson.

La protéine « malade » a induit un changement d’organisation des a-synucléines de l’hôte et le phénomène s’est propagé de neurone en neurone, entrainant des dysfonctionnements, puis la dégénérescence des cellules.

Après quatre mois chez les souris et neuf mois chez les singes, les chercheurs ont observé une dégénérescence des neurones dopaminergiques, un phénomène associé à la maladie de Parkinson.

Cette neurodégénérescence n’a fait que progresser durant l’étude.

Ainsi, 14 mois après l’injection, des agrégats de la protéine s’étaient formés dans le cerveau des animaux et s’étaient propagés dans des aires cérébrales distantes du striatum.

En injectant dans le cerveau de ces animaux de petites quantités de protéines humaines malades (de l’ordre du picogramme), nous avons déclenché la maladie de Parkinson.

Les auteurs de ces travaux publiés dans les Annals of neurology ont aussi montré que cette protéine agit selon un mécanisme de type prion, tel que celui impliqué dans la maladie de Creutzfeld Jacob.

Le Dr Dehay et son équipe veulent maintenant vérifier ces résultats sont bien transposables à l’homme.

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