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Il perd 80 000 $ à cause d’un message Facebook de sa fille

Par le 3 mars, 2014
 Il perd 80 000 $ à cause d’un message Facebook de sa fille

(Image: Mashable)

Un ex-directeur d’école de Miami vient de perdre les 80 000 $ qu’il avait gagnés lors d’un procès pour licenciement abusif après que sa fille s’est vantée de l’issue du procès sur son compte Facebook.

Patrick Snay a 69 ans. Il était, jusqu’en 2011, le directeur de l’école  Gulliver, à Miami, en Floride. Quand son contrat n’a pas été renouvelé à la fin 2011, il a déposé une plainte pour discrimination basée sur l’âge.

Suite à cette plainte, l’école avait convenu de lui verser 10 000 $ de façon rétroactive, plus 80 000 $ en dommages et intérêts.

 Il perd 80 000 $ à cause d’un message Facebook de sa fille

Patrick Snay et sa femme. (Photo: news.com)

La seule condition de cette entente: Snay ne pouvait discuter de l’entente avec personne d’autre que sa femme et ses avocats.

L’encre était à peine sèche sur le contrat que Patrick Snay a appelé sa fille Dana pour lui apprendre la bonne nouvelle.

Bonne nouvelle que Dana s’est empressée d’aller répandre sur sa page Facebook.

« Maman et papa ont gagné leur cause contre Gulliver. Officiellement, Gulliver paye maintenant pour mes vacances en Europe cet été. »

 Il perd 80 000 $ à cause d’un message Facebook de sa fille

Dana Snay. (Photo: news.com)

Le message a été vu par les 1200 amis Facebook de Dana Snay, dont de nombreux étudiants de Gulliver. Pas besoin de spécifier que la nouvelle s’est alors propagée à la vitesse de l’éclair pour finalement parvenir aux oreilles de la direction de l’école.

Quelques jours plus tard, Gulliver faisait parvenir une lettre aux avocats de Patrick Snay, affirmant que ce dernier avait brisé l’accord de confidentialité de leur entente et que, par conséquent, il ne recevrait pas les 80 000$ promis.

Snay a contesté la décision et a gagné. L’école a alors fait appel.

Au tribunal, Patrick Snay a expliqué que sa femme et lui se devaient de donner les résultats de l’entente à leur fille.

« Elle subissait des représailles injustes à Gulliver, s’est-il justifié. Et elle savait que nous étions en pleine médiation. Elle s’en préoccupait. À cause de ce qui s’était passé à Gulliver, elle avait des cicatrices psychologiques qui m’avaient forcé à lui faire suivre une thérapie. »

Le verdict final est tombé la semaine dernière: selon la cour, Snay a bel et bien violé la confidentialité de l’entente.

« Snay a violé l’accord en faisant exactement ce qu’il avait promis de ne pas faire, a statué la cour. Sa fille a alors fait précisément ce que l’accord de confidentialité voulait empêcher, que soit annoncé officiellement à la communauté le fait que Snay avait gagné sa cause. »

Snay est aujourd’hui directeur d’une autre école préparatoire de la Floride. Malgré « son âge ».

L’histoire ne dit pas comment sont maintenant ses relations avec sa fille…  Quoique la faute ne me semble pas être uniquement de son côté à elle.

Si Snay avait pris le temps de lui expliquer, non pas seulement le résultat de l’accord, mais aussi ses clauses, Dana n’aurait sûrement jamais publié son message Facebook et Snay serait aujourd’hui plus riche de 80 000 $.

 

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